Professionnels, élus, cadres associatifs, bénévoles... vous avez pu bénéficier des services de l’Injep. Vous considérez que l’institut est une pièce maîtresse dans la mécanique des politiques de jeunesse, de vie associative et d’éducation populaire. Ecrivez-le et apportez-nous votre soutien.
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vendredi 11 juillet 2008
Appel à témoignages
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29 commentaires:
L'Injep est depuis 2002 le partenaire historique des Rencontres nationales des Professionnels et Elus de la Jeunesse, organisées par le Conseil général de l'Allier et plus connues sous le vocable "Neuj pro", qui réunissent à Vichy (03) chaque années au mois d'octobre quelques 400 participants venus de toute la France, qu'ils soient issus des collectivités territoriales, de services de l'Etat (DDJS) ou prestataires sociaux (CAF, MSA), ou d'associations et fédérations d'éducation populaire.
En dehors de ses experts "internes" qualifiés sur les thématiques abordées durant les rencontres, l'Injep a contribué à la réussite de ces rencontres grace à sa connaissance des problématiques et recherches en cours, son réseau de contacts et d'expériences locales ou nationales.
Véritable centre de ressources et de formation pour les professionnels, l'Injep apporte le recul et le regard nécessaire à la mise en oeuvre des politiques publiques de jeunesse qui, complexes par essence, demandent des réponses appropriées et mise en permanence au goût du jour, que les visions politiques à elles seules ne suffisent pas toujours à rendre pertinentes.
Gilles HUARD
" Que serions-nous sans l'INJEP ?
Depuis 1996 RÉUSSIR La Mission Locale de Lille, comme tant d'autres, a grâce à l'INJEP permis à de nombreux jeunes de s'ouvrir à la mobilité et à la découverte interculturelle en Europe et au-delà.
Le site de Marly-le-Roi associé au professionalisme des équipes qui y travaillent est un outil incontournable pour le développement qualitatif des politiques liées à l'éducation populaire, à la jeunesse et à la construction de l'Europe.
Ce lieu fait l'envie de tous nos partenaires des pays de l'UE, des pays voisins, des pays euro méditerranénes et d'ailleurs qui l'ont visité à l'occasion de leur participation à des séminaires, formations et autres colloques tellement indispensables pour la mise en oeuvre d'actions et de programmes favorisant la mobilité, la découverte interculturelle, la compréhension mutuelle, la citoyenneté européenne et la solidarité entre les peuples.
"Délocaliser" ce formidable outil revient à éclater des organisations complémentaires (INJEP, AFPEJEA, SALTO, ect) qui travaillent dans un même but d'accompagnement des jeunes d'où qu'ils soient pour leur permettre de construire nos sociétés de demain dans un esprit de compréhension mutuelle favorable à la paix universelle.
La France est un des moteurs de la construction de l'Europe des Citoyens voulue par tous.
Le site de Marly-le-Roi et l'ensemble des organisations et des professionnels qui le font vivre en sont le carburant.
Nous risquons la panne séche si nous laissons démanteler ce formidable outil de travail."
Bonjour,
La Vie Nouvelle, mouvement d'éducation populaire, vous fait part de son soutien dans votre action de défense de l'INJEP.
Cet établissement est le seul établissement national à être destiné à une mission d'éducation populaire. A la fois lieu de formation, de recherche, d'édition, de documentation et d'accueil, il doit non seulement pouvoir être maintenu, mais renforcé dans sa mission, et il serait catastrophique qu'un outil et un site tel que l'INJEP disparaisse ou soit démentelé. En effet les besoins sont bien là tant pour la jeunesse des quartiers et d'ailleurs que pour toutes les générations qui forment une société aux liens de plus en plus distendus et de moins en moins sociale.
Nous espérons que l'Etat saisira les enjeux et reviendra sur ses projets.
Bien cordialement,
Sara Stahl,
Coordinatrice nationale,
Pour le Bureau de La Vie Nouvelle
A l'époque où j'habitais la Touraine, je faisais partie de l'association "Familles Rurales", Nous sommes souvent venus en session de formation à l'INJEP et cela convenait à l'ensemble. D'autant que Familles Rurales étant sur l'ensemble du territoire.l'INJEP était un point relativement central. L'accueil du personnel était très apprécié, les salles mises à notre disposition étaient vraiment très convenables et nous pouvions nous diviser en groupes de travail qui ne se gênai ent pas. De plus, le parc, la bibliothèque et parfois des spectacles nous étaient ouverts.
Renée Chauvel
L'injep est en quelques sorte notre maison "Mère" nous autres animateurs, éducateurs, directeurs, responsables associatifs ou autres..
La qualité des actions et services proposés sont le résultat d'un professionnalisme dont bien des pays nous envient et qui a peu d'egal au niveau européen!
Combien de personnes ont passé des concours en s'appuyant des excellentes revues de presse et dossier de l'Injep? Sans parler des nombreuses formations, colloques ou seminaires de qualités qui sont proposés depuis des années à Marly ou ailleurs.
Ex :Chaque semaine, je lis avec interêt via Internet et comme des milliers d'autres: "Ressource Jeunesse", veritable observatoire des pratiques des jeunes et des dernières études menées...
Pourquoi une réduction aussi forte et précipitée du personnel et des budgets?
On touche là à une institution qui participe a rendre plus pertinent une grande partie des professionnels de terrain.
Avouez que c'est inquiètant ?
Nous avons besoins des services de l'INJEP,comme du soutien de l' Etat et autres institutions pour oeuvrer sur le terrain au plus près des jeunes.
Et demain, l'adage sera de faire plus avec moins? Je pense alors qu'il y aura peu d'acteurs qui pourront ou voudront suivre...
Soutien à l'ensemble du personnel
Veronique Capocchia
Animatrice socio culturelle
Quelle bien mauvaise nouvelle ! L'Injep comme le rappellent ici les collègues professionnels de la jeunesse, c'est tres souvent notre bouée de sauvetage sinon une ile pour faire escale dans le brouhaha de nos vies. La qualité des formations qui s'y déroulent comme tout ce qui a trait à la recherche action ont depuis très longtemps dépasser le cadre de nos frontières, pour preuve le travail réalisé par l'agence européenne et les nombreux étrangers qui nous envient de disposer d'un tel outil. Nous ne pouvons pas laisser le gouvernement, aux abois politiques et financiers suite à des choix tres contestables, rayer de notre mémoire collective ce que l'Injep n'au eu de cesse de construire année apres année, au bénéfice des professionnels comme des publics. Puissent les prochaines Neuj'Pro 2008 à Vichy être le lieu d'une résistance à toutes les entraves que ne cesse de nous mettre le gouvernement dans l'exercice de nos missions.
Philippe GARCIA
Coordonnateur Enfance Jeunesse
Montbard (21)
Bonjour les collègues,
L'époque est à la répression et non plus à l'éducation.
Peu de service enfance Jeunesse vont réussir à survivre dans cette logique....
L'INJEP a toujours été pour moi une entité compétente concernant le programme européen Jeunesse.
Aucune question reste sans réponse.Sur tous les projets menés dans le Sud de la France ou à l'étranger, mes collègues de Marly le Roy ont toujours su m'aiguiller et me renseigner.
Je ne crois pas connaitre un service aussi compétent que celui de l'INJEP. Disponibilité et compétence ont toujours été au rendez vous... Helas à l'heure actuelle les politiques jeunesses ne sont pas importantes aux yeux de nos gros bonnets, l'heure est à la crise et à l'économie... (apparemment pas pour ceux qui s'augmente de 170% pendant que nous on trime)
Dépitée.... sera le mot de la fin. Dépitée des décision prises et de notre impuissance face à l'éducation populaire qui disparait. Il nous restera plus qu'a milité dans la rue comme il y a presque cent ans en arrière.....
Bonjour à tous,
J'ai pu bénéficier des services de l'INJEP.
D'abord en 2005 lors du bilan des 12 années de politiques de jeunesse organisé à Marly le Roi.
Puis il y a quelques jours encore, le 15 septembre 2008, où Jean Claude RICHEZ est venu débattre avec l'équipe du service jeunesse sur l'évolution des actions portées en direction des jeunes.
Je veux dire 2 choses concernant cet institut.
D'abord c'est un formidable outil de recherche pour les étudiants du secteur de l'animation, dans le sens où c'est un centre de ressource indéniable.
Puis c'est encore un outil de recherches et de partenariat, dans le sens où les professionnels du secteur s'y rencontre sur des thèmes précis pour donner du sens à leur intervention.
Et enfin sur le lien, la participation de l'INJEP aux NEUJPRO montre, révèle, donne un exemple concret que cet institut compte parmi les plus pointu en terme de patrimoine, de réflexion et de mise en perspective des actions portées en direction des jeunes.
David MEHARD
Directeur du service jeunesse
Ville de BAGNEUX (92)
Bonjour,
Je travaille depuis 5 ans dans le secteur culturel, d'abord dans l'éducation artistique puis dans le développement culturel territorial.
J'ai connu l'INJEP par les formations nationales qu'il organise ou accueille, les colloques qu'il organise et les synthèses qui en sont faites et largement diffusées.
Je suis très attaché à l'existence de cette structure pour moi sans équivalent en France.
Elle est précieuse car elle se situe à la croisée de la jeunesse, de l'éducation populaire, de la culture, de l'éducation artistique et je crois qu'elle a su harmoniser ces approches que l'on oppose parfois. C'est un état d'esprit que je retrouve dans leurs actions. L'INJEP est un des rares lieux qui permettent la rencontre entre ces sphères qui ont tant à échanger.
Deuxièmement, les questionnements, les débats qu'elle met en avant m'ont toujours paru pertinents, justes, en phase avec les nécessités d'aujourd'hui, et le monde tel qu'il est (place du multimédia par exemple). Les débats, à travers les synthèses qui en sont faites, cherchent à faire avancer les choses, il y a le souci d'être concret et clair, sans négliger les enjeux de fond.
Produire des idées, faire réfléchir les professionnels de la culture et de l'éducation populaire aux enjeux d'aujourd'hui, les rassembler, contribuer à structurer les débats... Cette fonction est difficile à exercer. Elle est très importante dans le monde complexe d'aujourd'hui. Pour qu'elle soit remplie, nous avons besoin de l'INJEP.
Bruno Désert
chargé de mission danse théâtre à Epernay (51)
Ancien conseiller d'éducation populaire et de jeunesse, j'ai pu bénéficier de la formation de consultant en politiques publiques de jeunesse organisée par l'INJEP dès l'année 2000 : une formation essentielle dans ma carrière professionnelle. Sans compter l'animation du réseau culture par l'INJEP également, élément indispensable à ma pratique professionnelle.
A toute l'équipe de l'INJEP, recevez toute ma solidarité.
Christophe POMEZ
inspecteur conseiller de la création du ministère de la culture, affecté en DRAC
J'ai encore en mémoire (j'étais alors un jeune animateur socio-culturel) un stage INJEP sur "les loisirs des adolescents", en 1978 (ah, ce magnifique parc de Marly-le-Roi!). Il était animé par celui qui devint ensuite mon beau-père (!), Rémi Dujardin, qui travaillait avec l'équipe de Geneviève Poujol et Raymond Labourie... c'était l'époque de la belle revue des "Cahiers de l'animation".
Aujourd'hui, au même titre que les centres de ressources du Ministère de la culture (centre national du théâtre, IRMA, centre national de la danse), il est important et indispensable que le Ministère de la Jeunesse garde le sien en matière d'accompagnement des pratiques culturelles des jeunes : c'est le rôle que joue le Pôle Culture de l'INJEP (Rencontres "de l'hiver à l'été", site passeursdeculture.fr...) qu'anime avec ferveur Chantal Dahan. L'Etat doit absolument rester présent sur ce terrain aux côtés des collectivités territoriales !
François DESCHAMPS
Ancien président des CEMEA Languedoc-Roussillon (1988-1991) et de "Culture et Départements"(2000-2007) ;
DAC du Conseil général de la Haute-Savoie et directeur de son Office départemental d'action culturelle (ODAC-74) ;
Membre du Comité de liaison national des Directeurs d'affaires culturelles des collectivités territoriales (CLIDAC)
J'ai bénéficié des services de l'INJEP en préparant ma thèse d'histoire : d'abord par la lecture des publications, en particulier les numéros que les Cahiers de l'animation avaient consacré à l'histoire du secteur puis grâce au service bibliothèque-documentation qui constitue une mine pour qui effectue des recherches sur la jeunesse et l'éducation populaire. Le service de prêt à domicile par correspondance fut bien utile au provincial que je suis. Par la suite, j'ai pu constater l'importance que représentait l'accueil à l'INJEP pour les fédérations d'éducation populaire : où pourraient-elles trouver les locaux et l'hébergement pour leurs AG, stages?
La disparition de l'INJEP représenterait un gâchis phénoménal.
Laurent BESSE, maître de conférences d'histoire, IUT de Tours
L'INJEP a été et est toujours pour une mine d'informations précieuses, notamment grâce aux Rencontres de "l'hiver à l'été", entre autres publications. Mais c'est aussi une formidable vitrine des cultures urbaines et populaires en général. En tant qu'ancienne étudiante en administration culturelle, l'INJEP m'a beaucoup apporté quant à la connaissance des actions culturelles et de la politique de la ville. Cette décision gouvernementale montre encore une fois que les initiatives populaires, et donc l'épanouissement des valeurs humaines sont loin d'être les priorités. Il est là le danger...
L'INJEP... Il m'est arrivé de pester contre cet organisme quand je faisais ma formation de consultant en politique jeunesse. Les finalités de ce cycle n'étant malheureusement pas bien ficelées cette année là. Est-ce suffisant pour dire "peu importe que l'INJEP disparaisse" ? NON !
J'ai chez moi plusieurs enquêtes et ouvrages réalisées par cet organisme (je viens encore d'en commenter un sur mon site). Et franchement, sans les publications de l'INJEP, les bibliographies seraient bien vides.
J'ai également eu l'occasion de voir certains projets européens aboutir avec l'aide des services de l'INJEP. Sans eux, nous aurions franchement eu du mal.
Je ne suis pas tendre avec le ministère Jeunesse & Sports dont les DDJS m'ont souvent parues incohérentes, inutiles, absentes du terrain... Mais l'INJEP, lui, reste une exception dans le paysage français. Le seul endroit institutionnalisé où l'on peut parler d'éducation populaire et de transformation sociale. Bien mieux que dans certaines fédérations...
J'ai également souvent envoyé des animateurs sur des journées de formation, avec un contenu en prise avec nos réalités.
Il faut que l'INJEP survive, mieux, il faut que l'INJEP se développe.
Mon témoignage est celui d'un conseiller technique ayant oeuvré pendant treize années auprès de ministres de la Jeunesse et des Sports de trois pays africains : le Congo, la Côte d'Ivoire et le Niger.
Dans ce dernier pays, j'ai été le chef du projet d'appui à la préparation des 5èmes Jeux de la Francophonie, organisés à Niamey en décembre 2005.
Dans le cadre de la coopération bilatérale France-Niger, nous avons consacré beaucoup d'énergie au développement d'une politique nigérienne en faveur de la jeunesse et l'INJEP a été une pièce maîtresse du dispositif mis en place.
C'est là où j'ai pu apprécier de façon très concrète la qualité du professionnalisme de l'INJEP et la valeur de l'engagement de ses experts, au cours de diverses missions réalisées sur des thématiques très ciblées.
L'impact de cet apport a été déterminant et a débouché sur un partenariat durable, sous forme d'une convention entre l'INJS de Niamey et l'INJEP.
Ces quelques lignes pour dire que l'INJEP, c'est cela aussi : un partenaire institutionnel de référence à l'international - en particulier dans l'espace francophone - pour tous les professionnels oeuvrant dans le secteur de la jeunesse.
Comment comprendre - au nom d'une improbable et très "hexagonale" RGPP - le démantèlement d'une structure dont l'expertise technique patiemment construite au fil des années suscite le respect de nos partenaires étrangers et contribue de fait au rayonnement international de la France ?
C'est aussi devant ce conflit d'intérêts de l'Etat qu'il convient à mon sens de placer nos hauts responsables !
Pour éviter que l'INJEP ne devienne prophète qu'hors de son pays...
Gérard Rimoux
conseiller régional de formation
DRDJS Montpellier
Je développe un programme de recherche-action depuis 2002 avec des acteurs populaires de différentes régions et l’Injep a été une des rares institutions à accompagner ce travail dans la durée.
Hugues Bazin, chercheur en sciences sociales
L’AFEV créée en 1991, est devenue le premier réseau de mobilisation de bénévole dans les quartiers populaires et d’accompagnement individualisé d’enfants en difficulté.
A son démarrage et dans les premières années de son développement très peu de structures ont cru en la pertinence du projet de l’AFEV tant sur l’aspect engagement que sur l’aspect éducatif.
L’INJEP et plus particulièrement son Unité Recherche Etudes, Formations ont été de ceux là. Et tout au long de nos évolutions, ils nous ont accompagné et soutenu : construction de processus de formation pour nos salariés et volontaires, accompagnement dans notre travail de réflexion, publication d’ouvrages communs, participation à nos comités de pilotages portant sur nos actions innovantes, mise à disposition de ressources pédagogiques…
Regard expert, soutien bienveillant, apporteur d’idées, facilitateur, créateur de liens avec d’autres structures, l’UREF de l’INJEP est pour nous tous cela et bien plus encore.
L’AFEV ne serait pas devenue ce qu’elle est aujourd’hui sans l’INJEP.
Nous les soutenons pleinement.
Christophe Paris
Directeur général de l’afev
Je viens de terminer une thèse qui doit beaucoup à l'Injep, à son personnel, à ses ressources et à ses activités dans le domaine de la jeunesse et de l'éducation populaire. J'y ai également travaillé en 2001, après quoi j'ai eu l'occasion de collaborer à plusieurs projets liés à l'éducation populaire. Outre le bénéfice personnel et professionnel que je retire de ces expériences, je crois pouvoir dire que l'Injep représente un centre de ressources, de recherche, d'expertise unique en France sur les questions de jeunesse et d'éducation populaire qui apporte énormément aux associations, aux collectivités, aux éducateurs et aux chercheurs. Sa disparition serait dramatique.
La fin de l'INJEP, c'est la mise à mal d'une conviction profonde partagée par des milliers d'acteurs culturels, à savoir que sans l'éducation populaire, les pratiques culturelles et artistiques sont condamnées à être minoritaires.
Sans l'INJEP, la question de la diversité culturelle n'aurait jamais pu investir de manière aussi conséquente les débats à ce sujet; la fin de l'INJEP, c'est mettre un terme à un véritable observatoire des pratiques culturelles en France; c'est également la fragilisation d'un réseau constitué patiemment; l'INJEP manquera incontestablement à la maturation d'une réflexion sur les cultures urbaines et plus généralement émergentes; si le projet de "sa liquidation" est maintenu, il n'existera plus d'équivalent en France pour l'espace de formation et de conceptualisation "des nouvelles pratiques culturelles" qu'a su devenir l'établissement notamment cette dernière décennie.
Avec tout mon soutien.
Mokhtar BENAOUDA
Directeur de Scènes et Cinés Ouest Provence
Jeune animatrice en 1980 dans un service Jeunesse en Alsace, j'ai pu mesurer en venant pour la première fois en stage à l'Injep, où j'y ai entendu Geneviève Poujol, Henri Cueco..., à quel point il était important d'avoir des lieux pour continuer à apprendre, échanger sur son travail avec des personnes de tous horizons, de régions et de pays différents, et ainsi, nourrir et améliorer sa pratique professionnelle. Depuis, à Paris, dans les années 90, directrice à ce moment là d'une association nationale, j'ai retrouvé l'Injep, en montant des formations pour des animateurs de collectivités territoriales avec de très compétents formateurs de l'Injep, et des rencontres européennes avec des jeunes, avec des personnels aussi compétents. Là encore, c'est l'alliance de métiers différents, d'associations et d'institutions quipermettent de renforcer les capacités des animateurs et la réflexion collective au service des jeunes de notre pays.
Et pour finir, actuellement, la Fédération que je dirige mène une recherche participative, toujours avec l'apport et la richesse méthodologique et créative de l'Injep, qui aide nos associations départementales et locales à mieux formaliser leur pratique.
J'ai peine à croire que ce travail puisse s'arrêter.
Que l'Etat propose des réformes et soit soucieux d'efficacité, c'est normal. Mais que l'on réduise à ce point les moyens du seul Institut national de la Jeunesse me semble plus étonnant.
La plupart des pays d'Europe, soucieux de politique Jeunesse cohérente ont une agence Jeunesse nationale, rôle que joue l'Injep.
J'espère vraiment que le débat sur l'Injep ne fait que s'ouvrir et que les décisions pourront être longuement mûries.
Claire Jodry
cette structure est bien évidemment non seulement un centre unique de ressources mais c'est aussi un lieu de rassemblement qui depuis bien des années s'emploie à collecter de précieux échanges entre les professionnels issues notamment du monde associatif mais aussi d'ailleurs en lien avec les homologues du secteur public,facteur pour une fois de confiance réciproque et d'affirmations communes sur de nombreux enjeux en lien avec la jeunesse .
Je mentionnerai aussi le rôle FONDAMENTAL ET INCONTOURNABLE du secteur Europe qui à titre personnel m'a toujours permis de me former et d'appréhender les subtilités des programmes Européens Jeunesse par de nombreuses formations particulièrement pointues et qui ont continuellement jalonné ma carrière professionnelle d'actions concrètes réalisées au service des échanges,de la mobilité et de la lutte contre toutes les formes de peurs, de discriminations ou de croyances
Je suis sidéré que malgré tous les effets produits et l'efficience emmagasiné une simple logique comptable inadaptée puisse à ce point prendre à revers tant de capitalisations aussi précieuses.
L4INJEP DOIT VIVRE ET CONTINUER CETTE MISSION DE LA PLUS HAUTE IMPORTANCE!!!!!!!!!!
Yann Moullec
Animatrice à la Réunion, ancienne CDJ et CNJ, l'Injep a été mon lieu d'accueil.
On m'a accompagné dans la recherche de l'information sur le métier d'animateur, de la formation et les conditions de la jeunesse . Je m'étais sentie écouter et surtout le sentiment que tout était accessible et possible.
aujourd'hui, l'Injep reste pour moi , un lieu incontournable concernant la filière de l'Animation et du mouvement d'Education Populaire.
Sabrina Thénor
C'est comme Vice-président du Conseil général de l'Allier en charge de la jeunesse de 2001 à 2008 que j'ai découvert et rencontré l'INJEP. En effet, lorsque le Département de l'Allier à initié "Neuj'Pro" (Les rencontres nationales des professionnels et élus de la jeunesse), l'INJEP était là pour porter le projet sur les fonds baptismaux. Depuis, c'est un partenaire fidèle qui n'a jamais manqué d'apporter son expertise, son réseau de relations, et sa prise de hauteur, afin d'accompagner les réflexions de Neuj'pro. Il en est de même avec le réseau jeunesse des Départements de France. Un partenaire de la première heure, un partenaire fidèle dans la durée, un partenaire toujours volontaire pour aller de l'avant : c'est tout le bien que je peux dire de l'INJEP, et ce n'est rien de le dire ! Claude RIBOULET - Conseiller général de l'Allier
Lettre adressé à Mme Roseline Bachelot, par Vincent Lalanne Président de Culture et départements
Madame la Ministre,
Si je me permets de vous écrire aujourd'hui c'est parce que je suis très inquiet quant à l'avenir de l'Institut National de la Jeunesse et de l'Education Populaire (INJEP).(...)
Je suis inquiet car je ne comprends pas quelle politique de jeunesse, de vie associative et d’éducation populaire, l’Etat entend mettre en œuvre, et quelles missions il entend confier à l’INJEP pour contribuer à cette politique publique alors qu'aujourd'hui le secteur associatif , en particulier celui de jeunesse et d’éducation populaire est en grande difficulté du fait des diminutions de subventions et de personnels.
Dans le projet de budget 2009 du Secrétariat des Sports de la Jeunesse et de la Vie Associative (996 millions d’euros), en baisse de 5% par rapport à 2008 (1,048 milliards), c’est le secteur de la jeunesse et de la vie associative qui va pâtir le plus de cette politique : 119 millions contre 132 en 2008. Pour l'instant la seule information que j'ai concernant l'INJEP c'est la réduction de moitié de sa masse salariale. Pour le reste Monsieur le Secrétaire d'état a indiqué que l'action de l'INJEP sera rendu plus lisible avec un recentrage fort autour des études.
Je vous écris car je suis un partenaire de l'INJEP depuis plusieurs années au nom de l'association nationale Culture et départements qui rassemblent des directeurs d'affaires culturelles et d'associations d'une quarantaine de départements français. J'ai le sentiment que le précieux travail de cet Institut National vous est bien peu connu. Pourtant en tant que professionnel des collectivités locales je trouve à l'INJEP le seul lieu en France qui entre la recherche académique, la recherche appliquée et « le terrain », permette à l'ensemble des partenaires associatifs et publics de travailler à la production de connaissances sur les jeunes, leur situation ,les politiques mises en œuvre dans leur direction .
L'INJEP produit depuis des années de l’expertise sur ces questions à la demande des collectivités locales qui sans lui ne trouveraient pas ce travail de réflexion si utile à la mise en place de politiques publiques de la jeunesse innovantes.
Par des revues de très grande qualité scientifique, par un très grand nombre de journées de formation et de rencontre sur les sujets les plus dans l'actualité et dans la préoccupation des professionnels de la jeunesse, par la mise à disposition d'un équipement propre à la rencontre et à l'échange, par la diffusion tous azimuts des informations concernant ces questions l'INJEP constitue indéniablement une plate-forme unique riche en actions et en propositions.
Par ailleurs la connaissance de la jeunesse, est une des priorités affichées de l’Union européenne. Les pays membres, développent de plus en plus des instituts nationaux sur le mode de l’INJEP. Quel sens y aurait-il à se départir du seul établissement qui remplisse cette fonction en France ?
Je m'inquiète pour l'avenir de l'INJEP mais plus encore pour les quarante personnes qui seront parties d’ici septembre prochain, sur ce qui va déterminer leur départ et sur leur sort. Je m'inquiète aussi de savoir ce peut devenir un tel institut avec deux fois moins de personnel.
Je vous remercie de m'informer des suites qui vont être donnée à cette politique et j'espère que vous ne laisserez pas tomber ce lieu et ce projet si précieux qui concerne l'essentiel de toute société : sa jeunesse.
Je vous prie de recevoir, Madame la Ministre, l'expression de ma plus haute considération.
Vincent Lalanne
Président de Culture et départements
A l’équipe de l’INJEP
De nombreuses informations circulent ces derniers temps au sujet de l’impact
de la Révision Générale des Politiques Publiques sur l’avenir de l’INJEP et
en particulier sur celui de ses personnels. Il me semble que les
perspectives qui se dessinent sont de nature à transformer voire faire
disparaître un outil de travail extrêmement intéressant, en particulier pour
ce qui concerne les questions de recherche autour de la jeunesse. Je pense
plus particulièrement ici à la revue Agora Débats Jeunesse, mais je ne veux
également pas oublier les actions de formation, de diffusion et de
vulgarisation des connaissances mis en œuvre par votre institut.
Trouvez par la présente mon tout soutien afin que le travail de qualité que
vous avez conduit puisse se poursuivre.
Luc Greffier
Maître de conférences
Université de Bordeaux3
IUT Michel de Montaigne
Coordinateur du pôle carrières sociales ISIAT
A l’équipe de l’INJEP
De nombreuses informations circulent ces derniers temps au sujet de l’impact
de la Révision Générale des Politiques Publiques sur l’avenir de l’INJEP et
en particulier sur celui de ses personnels. Il me semble que les
perspectives qui se dessinent sont de nature à transformer voire faire
disparaître un outil de travail extrêmement intéressant, en particulier pour
ce qui concerne les questions de recherche autour de la jeunesse. Je pense
plus particulièrement ici à la revue Agora Débats Jeunesse, mais je ne veux
également pas oublier les actions de formation, de diffusion et de
vulgarisation des connaissances mis en œuvre par votre institut.
Trouvez par la présente mon tout soutien afin que le travail de qualité que
vous avez conduit puisse se poursuivre.
Luc Greffier
Maître de conférences
Université de Bordeaux3
IUT Michel de Montaigne
Coordinateur du pôle carrières sociales ISIAT
Pourquoi casser un outil qui marche ?
L’INJEP représente depuis longtemps une ressource irremplaçable, non seulement par tous les services qu’il fournit (formation, recherche, publications…) et par l’immense qualité de son centre de documentation, mais aussi par le réseau qu’il fait vivre de tous les professionnels et acteurs du domaine de la jeunesse et de l’éducation populaire. C’est la seule institution dans le domaine qui est support à la fois de la réflexion et de la prospective, du développement des compétences, de l’appui logistique et technique, des outils d’information sur Internet, de l’accueil de formations, stages, colloques…
À une époque où la priorité doit être donnée de plus en plus aux compétences, à la mutualisation des bonnes pratiques, au développement des outils de veille et de collaboration, casser les dynamiques impulsées par l’INJEP et autour de lui revient à mettre en péril non seulement la politique de la jeunesse mais aussi la relève des générations de professionnels de la jeunesse, de bénévoles de l’éducation populaire, de responsables des collectivités, de chercheurs et de décideurs politiques.
En tant que consultants, partenaires et prestataires de l’INJEP et du Ministère de la Jeunesse et des Sports, nous nous sommes toujours félicités de nos coopérations avec l’INJEP et de la qualité des informations que nous pouvions mobiliser dans le cadre d’études pour l’institut ou pour d’autres acteurs institutionnels. C’est pourquoi nous apportons notre soutien actif à toutes les démarches pour préserver l’INJEP.
Cécile Delesalle et Françoise Enel, VÉRÈS Consultants, Paris.
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