Marly-le-Roi, le 30 septembre 2008
L’hypothèse d’une mort annoncée de l’Injep se précise avec l’annonce, faite à la direction de l’établissement par son ministère de tutelle, de la réduction de près de la moitié de la masse salariale allouée à l’institut d’ici la fin 2009.
Dans un courrier daté du 4 août, le ministère de Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative (MSJSVA) a notifié en effet une baisse de la dotation budgétaire allouée au personnel de l’établissement, celle-ci passant de 4,1 millions, en 2008, à 2,2 millions d’euros en 2010. Pour s'ajuster à cette nouvelle donne budgétaire, la direction de l’Injep se voit contrainte d’envisager la suppression de la moitié des équivalents temps-plein, soit environ 40 postes, d’ici décembre 2009.
Si la logique implacable qui préside à cette décision se poursuit, il n’y aura plus de personnel à l’Injep en 2011.
En programmant la fermeture de cet établissement historique, le gouvernement prend la responsabilité de rayer de la carte des politiques publiques une pièce maîtresse de son action auprès des jeunes et des associations. Cette décision nuira fortement au travail de tous les professionnels de jeunesse et au secteur associatif dans son ensemble. Elle offre un démenti cinglant à l’intérêt que le pouvoir dit porter aux jeunes générations, à leur bien être, à leur avenir.
Le collectif des personnels « Que vive l’Injep ! », qui savait l’institut menacé par la révision générale des politiques publiques (RGPP) et sa logique purement comptable, est abasourdi par la brutalité de cette mesure. En l’état, cette décision interdit tout avenir à l’Injep et promet des conséquences sociales désastreuses. Le collectif appelle donc le gouvernement, et le ministère de tutelle de l’Injep, à reconsidérer sa décision en tenant compte de tous les effets induits.
http://que-vive-injep.blogspot.com
Contact : 01 39 17 27 85, courriel : que-vive-injep@injep.fr
mardi 30 septembre 2008
Le gouvernement veut réduire de moitié les effectifs de l’Injep
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13 commentaires:
Eh oui c'est le début de la fin pour l'injep mais aussi pour les associations et l'éducation populaire, "quelle tristesse" et moi qui est du milieu associatif agrée éducation populaire et militant et bien je commence à creuser mon trou et celui des personnes que j'employais, alors si l'état veut bien venir me donner un coup de main pour creuser je suis preneur. Maintenant, si ils viennent, il va falloir que je resiste à la tentation de ne pas les pousser dans le trou !!!!!
Un directeur de Centre Social G.M
Courage à tous les personnels de l'INJEP et plus largement, aux personnes investies dans l'éducation populaire. Je suis très pessimiste face à l'évolution ou plutôt la "tentative" de destruction progressive de ce domaine mais il ne faut surtout pas baisser les bras. Pourquoi? Parce que tout n'est pas encore joué et qu'il faut résister à cette vague de "balaiement" des institutions consacrées à la jeunesse et à l'éducation populaire qui n'est que conjoncturelle. Cela, au risque de perdre notre âme.
Bien à vous
une conseillère jeunesse J+
Bonjour,
Je relaie à mon tour sur mon blog votre combat.
Vincent Jarousseau
Asjoint au Maire du 14e chargé de la jeunesse et des sports
"Jusqu’ici, tout va bien... mais l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage", ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas...
j'ai présenté la situation de l'INJEP lors de la dernière séance de l'Observatoire régional de la Jeunesse Languedoc-Roussillon que je préside (et qui rassemble l'essentiel des institutions concernées directement par les problématiques des jeunes à l'échelle de la région).
Par ailleurs je diffuse l'information auprès des réseaux du Leris, et plus particulièrement en Rhône-Alpes, en Languedoc-Roussillon, en Midi-Pyrénées et en Paca.
Dès que le nouveau site internet du Leris sera opérationnel (dans quelques semaines), je ferai un lien direct avec Que vive l'Injep.
Je ne manquerai pas d'évoquer la situation dans toutes mes interventions, conférences débats, etc (déjà une dizaine de programmées d'ici décembre).
Espérons que tout cela pèsera positivement !
N'hésitez pas à me faire savoir comment être utile pour préserver cet outil tout à fait irremplaçable qu'est l'INJEP.
Bien cordialement
Olivier Douard
Olivier DOUARD
Laboratoire d'études et de recherche
sur l'intervention sociale (LERIS)
L'histoire a montré que l'on pouvait faire reculer le gouvernement quand il menaçait l'INJEP de fermeture. Il faut mobiliser large !
Je diffuse l'information autur de moi
C'est hélas dans l'adversité qu'il faut (dé)montrer encore plus qu'au quotidien combien les missions et les compétences déployées au sein de l'Education populaire sont indispensables ! Courage aux acteurs de l'INJEP dans ces dernières lignes droites du "faire savoir" leurs "savoir faire" ! Que sonnent les tocsins :-( pour enrayer des logiques purement budgétaires...mais aussi peut-être réveiller des "éducateurs populaires" ?
Courage. Tenez bon. Comme dit l'autre, "la France a besoin de l'éducation populaire". Et de l'INJEP, un des rares endroits où l'on pose encore correctement les questions liées à l'action culturelle. Mais que font les 'grandes' fédérations ? Je ne vois pour le moment qu'une réaction des Céméa... N'est-ce pas le moment de rassembler un grand mouvement de résistance au décervelage ?
Blogger francois a dit...
Nous nous souvenons d'un soulevement de banlieues, d'un wagon de promesse sur l'insertion sociale, l'éducation, bref.. de grenelle en grenelle...
Nous relayons l'info sur le site
A suivre : Discours plein de promesses de notre ministre faite aux jeunes lors des dernieres remises de prix d'Envie d'Agir en Février, il y a à peine 6 mois
sur l'importance du soutien à l'expression de la citoyenneté des jeunes.
cloture Envie d'Agir Mme BACHELOT
(envie d'Agir, dont je n'ose imaginer les prochains coupes sombres...).
Ah oui au fait ! le trou de budget correspond aux indemnités de départ du directeur de Dexia qui vient de faire faillite... Ce qui nous donne une idée des priorités des politiques publiques actuelles. nous vivons une époque formidable...
Je viens de relayer cette info sur mon site.
Dans quelques jours se tiendra le Neuj'Pro de Vichy, n'est-ce pas l'occasion d'une action de mobilisation ?
Dans le rapport de JL LAnglois (juin 2008)à Madame la ministre de la santé de la jeunesse et des sports "pour un partenariat renouvelé entre l'Etat et les associations"(p 17), il est suggéré que l'INJEP puisse constituer l'armature de l'observatoire sur la vie associative. Comment est-ce possible sî on supprime l'INJEP ???
asd
Voilà encore une des compétences de l'INJEP mise en avant dans ce rapport !!
Bien à vous
ASD
Chargée d'études en PACA
Les "grandes fédérations" ont chaud à leurs fesses aussi... Alors qui doit sauver l'autre? Pour celles nées et toujours constituées par la société civile, (et non relayées dans le temps par des professionnels ou du para-administratif)la question est : qui représentent-elles? C'est de ce "qui" que viendra la réponse, si elle doit venir... La survie de grands réseaux, et même de petits, déjà assurée dans de proches passés du fait de lobbyings avait ses limites (pour les démocrates puristes au nom desquels je parle ici) Alors passons maintenant à l'épreuve de vérité. Novembre 2005 a donné quelques signaux. Puisque aucun de nos dirigeants, ni même leurs opposants ne savent aujourd'hui décrypter "la demande sociale" ou au moins s'entourer des analystes comptétents qui n'ont guère plus que leurs réseaux Internet pour brader une brillante matière gaspillée depuis des lustres, qu'avons-nous d'autre à espérer que d'attendre à nouveau que la rue parle? "Le fera-t-elle?" me direz-vous? Eh bien si la réponse est non, ou du moins si le délai est différé, il nous faudra comprendre aussi que tant que l'on a quelque chose à perdre, tout va encore assez bien. L'espoir dans tout cela? Regardons au delà de nos frontières et repérons ce qui sourde de la même manière dans tout le monde occidental, au delà même de l'Europe. Nos valeurs sont sûrement en résonnance avec ce qui va se passer, mais ayons l'humilité d'attendre une volonté qui nous rattrappe et non l'inverse. Ce détour permet peut-être de mieux se motiver à s'unir déjà tous pour sauver ce qui est sauvable, dès maintenant. Mais ça va être chaud... comptons-nous d'abord
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