jeudi 31 juillet 2008

"La France a besoin de l’éducation populaire"

Vidéo d'une intervention de Nicolas Sarkozy

Mis en ligne le jeudi 31 juillet 2008. Lors d’une table ronde organisée par la Ligue de l’enseignement dans un centre "Vacances pour tous" à Batz (Loire Atlantique), le 24 juillet 2008, le président de la République a déclaré qu’il croyait en l’éducation populaire ...


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vendredi 18 juillet 2008

On parle de Que vive l'Injep ! à l'AEF

Veuillez prendre connaissance de la dépêche de l'AEF publiée vendredi 11 juillet, suite à une communication du collectif





Injep: un collectif de personnels craint le démantèlement de l'institution

"L'Injep est menacé d'un démantèlement", s'inquiète aujourd'hui, vendredi
11 juillet 2008, le collectif "que vive l'Injep", issu d'une assemblée
générale qui a réuni une soixantaine de personnes sur les 110 que compte
le site de Marly-le-Roi (Yvelines). "Ce site, propriété de l'État, abrite
l'institut depuis 1945 et constitue un lieu unique où sont concentrées des
activités de recherche, de formation, d'édition, de documentation,
d'accueil et d'hébergement des cadres associatifs et de jeunesse. Il
abrite par ailleurs l'Agence française du programme européen 'Jeunesse en
Action'." "Les missions de l'Injep sont indissociables de" ce site,
affirme le collectif. "En effet, l'interdépendance des services qui y sont
proposés optimise la réalisation de ces missions et ce, pour un coût
budgétaire limité, que l'on ne pourrait retrouver ailleurs."

Le collectif s'inquiète des choix opérés, au motif d'économies, par l'État
en matière de jeunesse et craint que ce dernier ne se prive "d'outils de
réflexion, de formation, d'expertise reconnus par les acteurs de ce
champ". Le collectif évoque aussi ses craintes à l'égard "des fermetures
des Creps, des menaces [qui pèsent] sur l'Injep, du démantèlement de
l'Insep, du rattachement des DDJS aux préfectures, et enfin de la fusion
des DRDJS dans des pôles préfectoraux aux missions mal définies".

"À l'heure où la France prend la présidence de l'Union européenne qui
place la jeunesse au cœur de la stratégie de Lisbonne, notre pays se
devrait, bien au contraire, de promouvoir le développement de politiques
d'ouverture constructives en direction des jeunes, tant en France qu'au
niveau européen", préconise le collectif.

Contact: Injep, Collectif que vive l'Injep, 01 39 17 27 85,
que-vive-injep@injep.fr, http://que-vive-injep.blogspot.com/

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Le Blog de l'animation
et des salariés de l'éducation populaire


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permanence téléphonique

le collectif des personnels "que vive l'injep" assure une permanence téléphonique tout l'été au 01 39 17 27 85 Lire la suite...

mercredi 16 juillet 2008

Rencontre des personnels avec J.Balavoine

Les représentantes des personnels élues au CA ont demandé à l'Inspecteur Général Balavoine chargé d'une mission sur la Maison de la mobilité, de préciser en quoi consistait cette mission l'état de sa réflexion, les échéances pour la remise du rapport.


J.Balavoine a précisé immédiatement que son travail ne portait pas sur les missions de l’INJEP ni sur sa localisation, mais sur la mise en œuvre d’une volonté affichée de mettre en synergie , en coopération, des acteurs actuellement « cloisonnés » : OFAJ, OFQJ, AFPEJA . il est donc chargé de faire des préconisations sur la faisabilité de ce projet et d’y inclure la question de la localisation .

Ce projet pourrait être envisagé selon le modèle québecquois : pour le Québec, 3 offices sont rassemblés sur un seul site et il est envisagé de nommer un responsable unique et de créer une holding (en droit canadien). L’action des québecquois est orientée sur l’employabilité des jeunes. La déclinaison française ne peut être la même, mais des éléments peuvent en être repris sur un objectif plutôt tourné vers la mobilité des jeunes et sur des publics défavorisés.

Aujourd’hui, l’offre de mobilité en direction des jeunes, principalement portée par l’éducation nationale, le ministère du travail, d’autres instances ministérielles, voire, des collectivités territoriales est peu visible et surtout confuse .

Il s ‘agirait d’abord d’afficher une maison de la mobilité avec l’AFPEJA, l’OFAJ, l’OFQJ. La localisation commune devrait permettre de faire des économies d’échelle et faciliter ces synergies.

Le siège devrait être en Île-de-France

Actuellement, l’OFQJ est propriétaire de 800m2, l’OFAJ propriétaire en partie des locaux rue de l’amiral Mouchez. La ville de Montreuil a acheté des terrains en prévision d’une implantation de l’OFAJ mais ces terrains restent à construire. Or,dans une logique de regroupement, ce sont 1500, 2000m2 dont il faudrait disposer. L’INJEP représente un atout en offrant par ailleurs des ressources pour un axe éventuel euroméditerranéen de mobilité en dirction de publics défavorisés. Il resterait le handicap de l’INJEP : la mono-implantation, ces instances auraient en effet beoin d’une « vitrine « parisisenne pour rendre plus visible le projet et éventuellement pour accueillir les jeunes « en direct ».


Ce projet que J.Balavoine examine pourrait avoir en perspective à un horizon temporel beaucoup plus lointain, une « maison de la jeunesse et de la mobilité » avec un affichage d’un INJEP fort. Ce projet intégré est envisagé comme perspective plus lointaine , le projet actuel étant une sorte de préfiguration .


J.Balavoine doit rendre un rapport en principe à la mi-Juillet. Des obstacles techniques, politiques, humains (propriété des lieux, travaux à prévoir coûteux, transplantation des personnels) ne peuvent être ignorés et obligent à imaginer une alternative. L’atout réel de l’INJEP étant l’existant, "le potentiel non virtuel."

Dans le contexte de RGPP il ne faut pas ignorer la situation de tension actuelle sur tout ce qui est d’ordre budgétaire et qui touche aux dépenses publiques. Ce sont les ministres Bachelot et Laporte qui prendront la décision concernant et la maison de la mobilité et la localisation de cette maison, l’Inspecteur Général n’étant pas décisionnaire mais chargé d’ une étude de faisabilité.
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mardi 15 juillet 2008

Injep en danger : quel avenir pour la jeunesse ?

En matière de jeunesse aujourd’hui l’État fait le choix, en invoquant des économies, de se priver d’outils de réflexion, de formation, d’expertise reconnus par les acteurs de ce champ : fermeture des Creps, menaces sur l’Injep, démantèlement de l’Insep, rattachement des DDJS aux préfectures, fusion des DRDJS dans des pôles préfectoraux aux missions mal définies.

Pour les mêmes raisons, il applique une baisse considérable des subventions en direction des associations qui, en mettant en place les activités pour les jeunes en dehors du temps scolaire, assurent des missions de service public. Autant de signes négatifs en direction de ce secteur professionnel.

Mais les conséquences les plus dures risquent d’atteindre les jeunes eux-mêmes, pour lesquels l’Etat semble prêt à dépenser largement dans la mise en place de mesures de plus en plus répressives… La France n’aurait-elle qu’une politique d’enfermement et de lutte contre la délinquance à offrir à une jeunesse qui voit ses ambitions freinées par un taux de chômage élevé, et plus généralement par un contexte social des plus défavorables (emploi, logement, santé…) ?

À l’heure où la France prend la présidence de l’Union européenne qui place la jeunesse au cœur de la stratégie de Lisbonne, notre pays se devrait, bien au contraire, de promouvoir le développement de politiques d’ouverture constructives en direction des jeunes, tant en France qu’au niveau européen.

Dans ce contexte, l’Injep est menacé d’un démantèlement. C’est pourquoi le collectif « Que-vive-l’Injep », expression des personnels réunis en AG le 2 juillet dernier, affirme son engagement vis-à-vis de tous ceux qui œuvrent en faveur des jeunes et sa conviction que les missions de l’Injep sont indissociables de son site historique de Marly-le-Roi. En effet, l’interdépendance des services qui y sont proposés optimise la réalisation de ces missions et ce, pour un coût budgétaire limité, que l’on ne pourrait retrouver ailleurs.

Ce site, propriété de l’Etat, abrite l’institut depuis 1945 et constitue un lieu unique où sont concentrées des activités de recherche, de formation, d’édition, de documentation, d’accueil et d’hébergement des cadres associatifs et de jeunesse. Il abrite par ailleurs l’Agence française du programme européen Jeunesse en Action.

Cet établissement, qui nous est envié par de nombreux pays, a été et doit rester un outil incontournable au service des acteurs de la jeunesse et de l’Education Populaire dans le cadre d’une politique ambitieuse pour la jeunesse. Comme lieu actuel de convergence entre décideurs politiques, acteurs associatifs, professionnels de la jeunesse, ministères au service des jeunes, Français et étrangers, il a le potentiel pour devenir un pôle de référence européen, un pôle d’intelligence et de réflexion, pour les politiques en direction de la jeunesse.

Pour toutes ces raisons, les personnels demandent que ses missions soient renforcées et élargies au service d’une politique de jeunesse européenne sur le site de Marly-le-Roi, car toute dispersion des missions interdépendantes assurées aujourd’hui serait économiquement hasardeuse et politiquement désastreuse…

http://que-vive-injep.blogspot.com/

Contact : 01 39 17 27 85 , courriel : que-vive-injep@injep.fr
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vendredi 11 juillet 2008

Appel à témoignages

Professionnels, élus, cadres associatifs, bénévoles... vous avez pu bénéficier des services de l’Injep. Vous considérez que l’institut est une pièce maîtresse dans la mécanique des politiques de jeunesse, de vie associative et d’éducation populaire. Ecrivez-le et apportez-nous votre soutien.

Pour cela il suffit de cliquer sur le lien « Enregistrer un commentaire » en bas de ce post… et de laisser libre cours à votre inspiration. D’avance merci.
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Qui aurait intérêt à acheter l’INJEP ?

L'hypothèse de la vente du site où est implanté l'INJEP à Marly-le-Roi, lieu de services intégrés, est une fausse bonne idée d'économies budgétaires...

L’INJEP est implanté à Marly-le-Roi sur le site dit « Parc du Val Flory ». Ce nom de Val Flory fait écho au nom des anciens propriétaires, la famille Blumenthal.
Lorsque Willy Blumenthal meurt en 1936, la propriété fait l'objet d'une offre à la commune qui ne peut l'accepter faute de moyens. C’est en 1945 que le Ministère de l'Education Nationale s'en rend acquéreur pour y établir l'Institut National d'Education Populaire (INEP) où des stages seront organisés par divers ministères et associations.
Ce lieu d’implantation, historique pour la jeunesse et l’éducation populaire, outil formidable par le caractère intégré des missions et des services qu’y assure l’INJEP serait susceptible d’être vendu dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).
Mais qui aurait intérêt à acheter ce lieu, dont l’utilistion est fortement cadrée par le plan local d’urbanisme (PLU) voté à Marly le roi en 2004 ? Le PLU indique en effet que cette zone « est destinée à recevoir principalement des constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif … ». Le PLU stipule également que sur toutes les zones du Parc du Val Flory sont interdites les constuctions à usage d’industrie, de commerce et d’artisanat, et la zone centrale est interdiite de construction.
L’éventuelle vente de l’établissement serait non seulement une erreur économique (cf l’article de Yves),mais aussi une affaire bien difficle à réaliser…

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jeudi 10 juillet 2008

L'INJEP et la théorie de la firme

Economiste et chargé de recherche à l'INJEP, j'expose dans ce texte mon point de vue sur les principes qui nous permettent de produire à Marly le Roi un maximum de services, au moindre coût.

L'idée centrale qui rassemble tous les salariés de l'institut est ce que nous appelons la pensée de l'action. La pensée de l'action nous oblige à lier sans cesse et solidement la recherche fondamentale et la recherche appliquée, puis la recherche et la formation. Notre unité chargée des ressources documentaires et des publications, l’UDIP, fournit un matériau essentiel et unique en France: un vaste fond de livres et revues, vivantes ou éteintes, consacrées à la jeunesse et à l'éducation populaire. C'est elle qui nous permet de publier et surtout de diffuser les résultats de nos travaux les plus appliqués dans les Cahiers de l'action ou encore dans notre collection Colloques, travaux et séminaires. Une de nos dernières études, entièrement réalisée à partir des grandes enquêtes nationales de l'INSEE, c’est-à-dire sans aucun coût supplémentaire pour l'Etat, a été si demandée que nos stocks ont été épuisés en quelques semaines. La raison en est simple. C'est la seule étude qui dresse, à partir d'échantillons représentatifs, le portrait social et économique de la population des animateurs socioculturels. Ceci illustre notre vocation: fournir en toute indépendance et loin des pressions des acteurs l'image la plus juste de notre secteur économique, pour ses salariés et pour les usagers.
Ainsi, notre travail d'études et de formation joue un rôle essentiel du point de vue de la cohésion sociale d'un secteur longtemps marqué par le bénévolat, mais qui se professionnalise. Marly le roi est un lieu de rencontres et de débats entre les bénévoles et les professionnels et entre les acteurs de terrain, les cadres de l'animation, les chercheurs et les formateurs. Ces confluences reposent notamment sur la gestion de nos 160 chambres par le service Accueil de l’INJEP. Pour les formations que nous proposons dans notre catalogue ou que nous construisons à la carte, nous y accueillons les fédérations d’éducation populaire et de jeunesse comme l’UFCV, la Ligue de l’enseignement ou les Cémea ou bien les associations liées à l’éducation populaire telles que Vie libre, Les petits débrouillards ou l’Afev . Parfois nous nous contentons de louer nos locaux. C’est dans ces cadres que se côtoient alors salariés et bénévoles des fédérations et associations et le milieu plus institutionnel des agents du ministère, des élus et des fonctionnaires des collectivités territoriales. À chaque fois, ces rencontres nous permettent de diffuser notre production tout en recueillant un matériau précieux, celui des questions qui se posent sur le terrain. L’accueil des stagiaires est donc essentiel : une production qui n’est pas diffusée est perdue, et une production qui ne répond pas aux questions du terrain est inutile.


Économie politique et éducation populaire

Dans notre cycle « Conseil et développement en politiques de jeunesse » , nous proposons une initiation à l’économie politique. C’est une noble tâche car cette discipline est au carrefour de la science et du politique, elle nous guide dans nos choix individuels et collectifs. Ainsi, le cœur de cet enseignement porte sur la meilleure façon, pour les individus, les groupes et les institutions d’agir dans une économie libérale de marché, tout en s’interrogeant sur son fonctionnement. En cela, c’est une mission d’éducation populaire. Mais comme nous refusons que les cordonniers soient les plus mal chaussés, il est opportun d’analyser le rôle économique de l’INJEP à travers les acquis les plus consensuels de l’économie politique.
La question à résoudre est la suivante. Comment produire au moindre coût les biens et services dont les grandes lignes sont décrites plus haut ? Une partie du problème est de déterminer s’il est opportun d’intégrer, c’est-à-dire de réunir en un seul lieu les différents services de l’INJEP, ou bien s’il faut en externaliser un certain nombre et donc les acheter sur le marché des services. C’est une question d’économie industrielle .

Un premier faisceau de réponses se trouve dans la théorie des coûts de transaction (Coase, Williamson). Elle nous dit que si ces coûts sont trop élevés, les entreprises contractant librement sur le marché finiront par se rassembler pour constituer une firme. De ce point de vue, l’INJEP est une firme. Elle n’est rien d’autre que ce que le marché aurait produit lui-même par l’intégration de plusieurs petites entreprises se rassemblant pour économiser leurs coûts de transaction. Ces derniers, qui se définissent comme les coûts dus au fonctionnement des rapports marchands peuvent être illustré simplement. Qui ne sait pas en effet combien la sous traitance d’un site internet est coûteuse pour un résultat de piètre qualité ? En effet, comme tout support d’information, un site internet ne vaut que par sa réactivité vis à vis de la source réelle d’information. Celle-ci sera d’autant plus forte que le support et la source seront proches, physiquement et surtout en terme de langage, de liens et de pratiques communes. Si nous passons par le marché, les coûts de transaction se multiplient à chaque réunion destinée à faire évoluer le site. Il faut les organiser, en partager les frais et investir du temps pour gommer les assymétries d’information qui sont à l’avantage du prestataire (le commanditaire ignore en partie les coûts réels de la prestation). Le commanditaire doit également prospecter sur un marché de concurrence imparfaite, puis faire respecter les contrats. Aujourd’hui, l’INJEP dispose d’un site performant et réactif, réalisé au moindre coût par notre département chargé de la communication : le JESSIC. Ce dernier et les autres départements élaborent conjointement une stratégie de communication, partagent, et même produisent ensemble, toute l’information qui est à la base de la communication.
Le deuxième ensemble de raisons pour lesquelles divers producteurs intègrent leur activité et créent une firme comme l’INJEP est exposé dans l’économie du bien être. Il s’agit, autour d’A.C. Pigou, d’un courant de pensée libéral qui complète et formalise les intuitions d’A. Smith. Selon Pigou, l’intégration est un moyen d’internaliser des externalités positives, c’est à dire de réintégrer dans le calcul économique des producteurs les effets positifs de leur action qui échappent au système de rétribution du marché : le prix. L’exemple canonique est celui de l’apiculteur et de l’arboriculteur qui ont intérêt à produire côte à côte, pour que l’un bénéficie de la pollénisation réalisée par les insectes, et l’autre de la nourriture qui se trouve sur les fleurs du verger. A l’INJEP, nous avons nos abeilles et nos vergers. Comme cela a été dit plus haut, l’Accueil et l’UREF bénéficient réciproquement d’effets externes positifs. Bien qu’il soit théoriquement possible que chacun produise et vende de son côté en des lieux séparés, l’activité de chacun s’en trouverait diminuée car les deux entités ne bénéficieraient plus d’une partie de la production qui échappe aux services facturables. Il s’agit des informations venant des stagiaires et bénéficiant à l’UREF et celles de l’UREF en direction des stagiaires, lorsque ces informations s’échangent hors des heures de formation ou sans qu’ait lieu un enseignement formel. Pour être plus précis, l’INJEP doit systématiser l’utilisation de ces effets externes entre l’Accueil et les autres services. Ainsi, nous voulons renforcer et institutionnaliser un parcours systématique de rencontres entre les responsables associatifs et les responsables de service dans les cas où nous louons nos locaux sans prestation de service autre que celle de l’Accueil.

Les notions de pôle de compétitivité et de pôle d’excellence, qui sont fort justement au cœur de la politique de l’actuel gouvernement reposent précisément sur ces deux concepts de coûts de transaction et d’externalités. De plus, ils s’appliquent particulièrement à l’économie de la connaissance qui génère de fortes externalités positives et qui entraîne de forts coûts de transaction lorsque l’ensemble des producteurs n’atteint pas un certain niveau d’intégration. L’existence de l’INJEP en tant que firme est donc rationnelle économiquement pour deux raisons essentielles dont une seule suffit à justifier cette structure économique. En premier lieu l’institut est un élément de l’économie de la connaissance et doit donc atteindre une taille suffisante pour internaliser de nombreux effets externes positifs et pour économiser des coûts de transaction. En second lieu, l’INJEP est un lieu où se rassemblent les acteurs hétérogènes d’un même secteur. En travaillant conjointement en un même lieu dont la taille est suffisante, ils bénéficient de nombreuses externalités positives qui seraient autrement dispersées et perdues.

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lundi 7 juillet 2008

L’INJEP est en question !

Ce texte est destiné à alimenter la réflexion et a été écrit collectivement en vue de la réunion du 2 Juillet 2008 sur le thème « l’INJEP de demain » à laquelle participent les représentants des personnels.

Il n’y a pas d’avenir pour un pays qui ne se préoccupe pas des générations en devenir. Des enquêtes récentes insistent sur la démoralisation des jeunes français qui ne trouvent pas leur place dans la société française. Il faut assurer aux jeunes des chemins vers la reconnaissance de leurs compétences, de leurs droits, mais aussi de leur existence en tant que citoyens. La disparition de l’INJEP de Marly-le-Roi qui constitue un pôle d’excellence au service des politiques de jeunesse, et de l’éducation populaire, serait un nouveau signe négatif adressé par la société à sa jeunesse, à tous ceux qui oeuvrent en sa direction (services de l’état, collectivités territoriales, fédérations, associations) et à tous les acteurs de l’éducation populaire.

Derrière la rumeur de la vente du site de Marly-le-Roi, ce qui nous inquiète, c’est la remise en cause des missions de l’INJEP dans leur intégralité, et leur diversité alors que c’est cette intégralité et cette diversité qui font sa force. Au nom d’impératifs budgétaires on vendrait le site de l’INJEP basé à Marly-leRoi ! Encore faut-il démontrer que cette vente serait « rentable » pour le budget national puisque c’est de cela qu’il s’agit …

Cet établissement met à la disposition du public un centre de documentation et des publications imprimées et numériques de qualité … S’en séparer ou l’éparpiller conduira à recréer très rapidement une source identifiable sur les questions de jeunesse et de vie associative. Ce serait faire fi de l’appui considérable qu’apporte ce centre de documentation et cette production régulière à la recherche, à sa diffusion, et à la formation comme à l’ensemble des acteurs des politiques de jeunesse qui organisent des manifestations à l’INJEP. Ce serait faire fi du partage et de la circulation des connaissances et des expériences assurés par les nombreux sites de l’INJEP visités par des milliers d’internautes.

Cet établissement public est par ailleurs engagé dans la promotion des TIC (technologies d’information et de communication) auprès des professionnels de jeunesse et du secteur associatif à travers la conception et l’acompagnement de sites internet. N’est-ce pas participer au développement de la société de la connaissance et lutter contre la fracture numérique en ne perdant pas l’objectif pédagogique inscrit dans les missions de l’INJEP ?

Cet établissement public assure des missions de recherche et d’études : il promeut et diffuse les recherches sur les jeunes et les politiques de jeunesse, sur la vie associative et l’éducation populaire ; il produit des recherches et des études qui éclairent les décideurs, les responsables associatifs, les professionnels de jeunesse. Il représente un exemple rare d’articulation entre recherche fondamentale, recherche appliquée et formation, attendue aujourd’hui par l’Etat dans le champ de la recherche Par ailleurs, ces travaux supposent une connaissance des réseaux de recherche aussi bien que des publics de décideurs, des collectivités locales, des associations et des professionnels de la jeunesse. Les confier au privé représenterait des coûts induits importants : appels d’offre, rémunérations des cabinets d’audits, heures passées à acculturer ces cabinets etc….

Cet établissement public propose des sessions de formation, aux agents publics, aux associations, aux collectivités locales, selon un programme, ou à la carte . La qualité des cycles longs, a permis de les faire reconnaître par des Instituts d’Etudes Politiques comme formations de niveau Master sur les problématiques de jeunesse. Ces formations sont nourries des recherches et des études de terrain menées par l’INJEP, et s’appuient sur les ressources documentaires présentes sur le site de l’INJEP à Marly-le-Roi . Pour les réaliser, va-t-on faire appel à des sociétés de formation privées, coûteuses en temps et en ingéniérie ? Ce serait méconnaître les interaction fortes entre acteurs de terrain, formateurs et chercheurs voire ignorer que les chercheurs à l’INJEP font de la formation et que les formateurs et les stagiaires interpellent les chercheurs. De plus, cette proximité de l’INJEP avec les publics et les terrains est un atout irremplaçable dans un projet où recherche et formation sont liées sans que la recherche ne soit pourtant instrumentalisée par la formation.

l’INJEP est aujourd’hui sollicité pour assurer des formations traditionnellement assurées par sa tutelle ministère, elles pourraient fort bien être envisagées comme un pôle de formation autour des questions de jeunesse et de vie associative pour l’ensemble des services de l’Etat. Dans l’ hypothèse d’un éclatement il faudrait également louer des locaux chers et impersonnels pour accueillir les stagiaires et bien sûr sans aucun accès à des ressources documentaires.

Cet établissement accueille des publics diversifiés, de tous âges, d’origines géographiques différentes, stagiaires du ministère , des collectivités territoriales, des fédérations d’éducation populaire ou d’associations nationales, stagiaires européens ou étrangers, … tous ont en commun un fil rouge qui les relie à l’histoire de l’INJEP, l’histoire de la jeunesse et de l’éducation populaire : éducation, démocratie, innovations associatives et culturelles … autant d’éléments essentiels dans ce que devraient favoriser des politiques de jeunesse et qui nourrissent l’éducation populaire. La recherche, les études, la documentation, les formations sont indispensables dans la réflexion, la prise de distance des acteurs . L’éloignement de Paris permet ce recul pour mettre en place les conditions de travail dans l’élaboration de l’intelligence de l’action. Les associations - nos partenaires naturels - devront-elles se réunir dans des hôtels anonymes et être privées des supports pédagogiques ? Sans rencontres porteuses de sens comme elles peuvent les connaître à l’INJEP à la bibliothèque, dans les bureaux, avec les les chargés de mission ou de formation et les chercheurs des différents services ?

L’INJEP a une vocation internationale. Peut-on vraiment prétendre accueillir nos homologues européens et étrangers en nombre, sans un accueil et un hébergement de qualité assuré par des personnels compétents qui revendiquent de contribuer à l’esprit de ces accueils et échanges ? faut-il se priver de la possibilité de saisir « sur le vif » l’articulation entre politiques de jeunesse européennes à l’AFPEJA, et les politiques de jeunesse en France ? Comment donner sens à la mobilité internationale, au dynamisme des échanges avec le Bassin méditerranéen, le Maghreb, l’Afrique, la Corée, le Japon , la Suisse, l’Allemagne , le Québec … sans disposer d’un espace de rencontres qui soit à la fois convivial, susceptible de proposer des ressources documentaires solides, habité par des experts à même de présenter les spécificités françaises en matière de jeunesse et ouverts à la diversité ?

Les missions de l’INJEP au service des jeunes et des associations sont interdépendantes ; elles donnent à l’établissement sa vocation profonde. Une dispersion de l’INJEP de Marly-le-Roi reviendrait à supprimer ce qui en fait sa dynamique et sa cohérence ; il induirait des coûts très importants, inhérents à la dispersion des tâches pour lesquelles seul un projet très exigeant et une cohérence pédagogique, intellectuelle, d’accueil sont à même de donner le sens.

Ce qui devrait être à l’ordre du jour ce n’est pas son démantèlement mais au contraire son renforcement :
• comme lieu exceptionnel d’échange international et national autour des politiques de jeunesse et de vie associative,
• comme centre de ressources pour l’ensemble des acteurs des politiques de jeunesse,
• comme outil de qualification des politiques de jeunesse à la conjonction de la recherche, de la formation et de l’expertise.

« Pour une meilleure connaissance de la jeunesse », est , rappelons-le, l’une des cinq priorités de l’Union européenne en matière de jeunesse. En ce sens l’INJEP de Marly est aussi un outil incomparable. Ne le détruisons pas ! optimisons ses missions ! reconnaissons que l‘Institut s’inscrit dans une dynamique de campus à l’ anglo-saxonne qui combine accueil et hébergement, recherche, formation , publications, ressources documentaires, communication et ouverture à l’international.

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