Pour la première fois depuis 60 ans le conseil d’administration (CA) de l’Injep s’est déroulé, jeudi 2 avril, sous une bronca du personnel. Le CA devait se réunir pour voter la nouvelle organisation de l’Injep dans un climat de forte tension « en raison d’une restructuration non assumée et non organisée », a déclaré Annie Oberti, représentante élue des personnels au sein de ce conseil. Munis de sifflets, de tambours et de divers instruments à trompes, le personnel a manifesté sa colère, perturbant la tenue des débats qui se sont déroulés en l’absence des représentants du personnel.
Ceux-ci, en effet, on refusé de participer à « un simulacre de consultation ». Après une déclaration liminaire, ils ont quitté la salle. « Nous ne savons toujours pas où cet établissement sera localisé (…) qui le dirigera, ni quelles seront ces missions. On contraint, dans la précipitation, les personnels à candidater sur des profils de postes incohérents dans un établissement virtuel. Les personnels administratifs ont reçu une lettre leur annonçant individuellement que leur poste est supprimé sans leur proposer aucune affectation », s’est indignée Annie Oberti dans sa déclaration.
De fait, six mois après l’annonce de la restructurtion de l’institut, seuls six agents ont, à ce jour, trouvé un nouveau poste.
Le représentant du conseil national de la jeunesse a manifesté sa solidarité en rejoignant la manifestation du personnel.
Les membres du CA, debout, refugiés dans un coin de la salle, ont néanmoins voté la restructuration sans débattre. « Ils viennent de sceller le sort de plus de 100 personnes en bafouant les recommandations du Premier ministre lui-même, concernant les reclassements des agents de l’État », a déclaré Thomas Arnace, représentant du Sgen-CFDT, faisant référence à la circulaire du Premier ministre, datée du 27 février 2009 qui en fixe les termes.
De manière paradoxale, voire, cynique ce passage en force a été présenté comme étant « de l’intérêt des personnels », a ironisé Chantal de Linarès, également représentante du personnel.
Face à cet entêtement de l’administration à persévérer dans un projet mal construit et mal conduit, le personnel, dont la colère est renforcée, se réunira prochainement pour décider d’autres modalités d’actions.
vendredi 3 avril 2009
Bronca du personnel de l’Injep au conseil d’administration du 2 avril 2009
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1 commentaires:
4 mois de travail en tout auxquels ont participé environ 70 personnes "qualifiées". Qui s'y trouve ? Des représentants des étudiants, des partenaires sociaux (y compris le MEDEF), les chambres consulaires, des jeunes représentant les Scouts, l'ANACEJ, la JOC, le MRJC, Léo Lagrange, le Conseil National de la Jeunesse... On y trouve aussi des représentants des collectivités territoriales, des parlementaires (de droite comme de gauche), le monde universitaire, les Missions Locales, E2C France (école de la deuxième chance), quelques associations : la Ligue de l'Enseignement, l'UNAF, Animafac, l'AFIJ et Unicités ; et enfin quelques personnalités comme Olivier Galland (le seul sociologue de la commission !), le directeur de l'AFPA et d'autres personnes dont une magistrate ou bien encore la DRH du groupe Danone... Ben oui, Danone se préoccupe de l'avenir de nos jeunes...
Un petit regard critique sur cette composition ? On ne peut pas dire que cette commission respire la diversité ethnique ! Le seul patronyme à consonnance maghrebine par exemple est celui d'Ali Sidhoum, présent en "qualité" d'ancien stagiaire de l'Ecole de la deuxième chance de Paris... Autre critique, la présence marquée d'organismes à vocation chrétienne et de plus, aucun représentant d'obédiance islamique par exemple... Un seul sociologue présent (heureusement, un bon), aucun représentant d'organisme privé d'insertion professionnelle (tel C3 Consultants) a qui les pouvoirs publics demandent pourtant de suppléer aux carences des Missions Locales et du Pôle Emploi ; quant aux mouvements d'éducation populaire et autres associations qui travaillent activement auprès de la jeunesse comme la Fédération Nationale des Centres Sociaux et Socioculturels, ou bien encore les MJC et autres Maisons de quartier, ils ne sont guère représentés, alors même que le Livre vert insiste sur l'importance de l'éducation informelle et principalement sur l'éducation populaire... Notons aussi l'absence d'un grand spécialiste de la jeunesse en France, j'ai nommé l'INJEP qui est pourtant l'outil le plus important dans ce domaine que possède notre gouvernement. Tout cela, à mes yeux, jette déjà un certain discrédit sur cette commission.
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