jeudi 2 avril 2009

Témoignage d'un agent de l'Injep

L’Injep avec sa culture de l’éducation populaire du respect des personnes et la qualité du travail qu’elle m’a proposé d’effectuer m’a permis de résoudre de nombreuses difficultés dans ma vie.

Je suis reconnu travailleur handicapé à cause d’une schizophrénie et par le travail que l’Institut m’a donné, son suivi responsable de mon parcours, la grande tolérance de ses membres, il m’a apporté une sécurité financière, une stabilité personnelle et m’a proposé des perspectives qu’aucun organisme ne m’avait donné auparavant.

Je suis attaché à cet établissement pour le cadre qu’il offre à l’éducation et les perspectives que sa culture donne à tout travail, à toute recherche pour autrui.

Je suis actuellement aide-documentaliste, j’ai été recruté en 1994 grâce à un emploi aidé qui a été renouvelé grâce aux efforts de la structure pour me garder. La vie associative, l’éducation populaire sont pour moi important ayant rencontré d’autres disciplines qui ont éprouvé leur contenu théorique pour me soigner.

Ici j’ai été considéré comme un sujet sans être assujetti et comme une personne avant d’être un employé. J’ai au fil du temps avec indulgence pu acquérir les connaissances liées à mon travail.

Je me suis trouvé me voir donner de petites responsabilités à ma mesure grâce auxquelles j’ai gagné en assurance pour enfin gagner en indépendance. Un cadeau qui ne m’avait jamais été fait, un environnement qui ne m’avait jamais été donné, une chance que seul l’Injep m’a donné.

Je suis convaincu que le cadre donné aux éducateurs, à la vie associative et à la jeunesse est adapté à ce qu’un tel organisme représente. Sa culture qui représente un demi-siècle de travail, de rapprochement, d’échange me semble être importante.

Lieu géographique, lieu de transmission culturelle, l’Injep me semble être un bâti fragile et important qu’il pourrait-être difficile et impossible à reconstruire la crise économique franchie.

Fabien Saget, aide-documentaliste à l’Injep.

0 commentaires: